Domond Willington : une poésie de l’âme à l’aube d’une nouvelle ère

Il est des œuvres qui ne se lisent pas seulement, mais qui se vivent. À l’aube d’une nouvelle ère, de Domond Willington, fait partie de ces rares livres qui transforment le lecteur à mesure qu’il tourne les pages. Ce recueil poétique, à la fois puissant, mystérieux et lumineux, est bien plus qu’un simple exercice littéraire : c’est une invitation à franchir un seuil. Un seuil vers l’intérieur, vers l’éveil, vers la vérité.

Domond Willington : une plume au croisement des mondes

Originaire de Jacmel, ville de lumière et de culture, Domond Willington s’est longtemps illustré dans le journalisme sportif haïtien. Rédacteur en chef adjoint de FOOTKOLE pendant cinq ans, rédacteur de Fouye Rasin Nou et collaborateur du média Le Facteur Haïti, il a su démontrer que la passion du sport pouvait cohabiter avec une profonde soif de sens, de justice et de beauté. Mais derrière le journaliste, l’observateur du monde, sommeillait un chercheur d’absolu, un poète, un métaphysicien.

Avec À l’aube d’une nouvelle ère, son premier recueil publié aux Éditions de la Francophonie (Canada), Willington opère une mue littéraire spectaculaire. Il quitte les terrains de football pour fouler ceux de l’âme humaine, des constellations intérieures et des questionnements existentiels.

De la “Naissance des Illusions” à l’embrasement de l’esprit

En 2024, une version incomplète de ce recueil avait été finaliste du Prix Jean Métellus, sous le titre Naissance des Illusions. Mais au fil de l’écriture, l’œuvre a gagné en maturité, en souffle et en portée. De nouveaux textes sont venus enrichir la structure initiale, et le besoin de changer de titre s’est imposé comme une évidence. À l’aube d’une nouvelle ère n’est plus seulement un cri poétique : c’est une déclaration d’intention.

Parmi les titres les plus marquants du recueil, on retrouve Naissance, Illusions, À l’aube d’une nouvelle ère, ainsi que Ode à une Africaine, un poème sensuel et profond dans lequel l’auteur évoque, avec une tendresse assumée, « yon bèl ti Congolaise move », rendant hommage à la beauté, à la grâce et à la puissance féminine du continent africain. Autant de poèmes qui traversent les dimensions humaines et métaphysiques, convoquant l’amour, la révolte, le silence, l’âme, l’espoir et la quête.

Une poésie transversale, initiatique, multidimensionnelle

Le livre est construit comme un parcours initiatique. L’auteur y explore la condition humaine, le voyage de l’homme dans le plan physique, les illusions du monde visible et la lumière de l’invisible. Les vers sont tantôt limpides, tantôt énigmatiques ; les formes oscillent entre le souffle classique et la modernité libérée. Chaque mot semble pesé, chaque image pensée, chaque symbole placé comme un repère pour l’âme en chemin.

Les illustrations qui accompagnent les textes ne sont pas de simples ajouts graphiques. Elles sont des indices de lecture, des clés visuelles, des prolongements silencieux du verbe. Ensemble, texte et image forment un tout cohérent, une œuvre complète où l’esprit et l’œil s’unissent pour mieux ressentir.

Une entrevue intime avec l’auteur

À l’occasion de la sortie prochaine de À l’aube d’une nouvelle ère, l’équipe de Fouye Rasin Nou a eu le privilège d’échanger avec l’auteur autour de son œuvre. Nous lui avons posé deux questions essentielles. Voici ce qu’il a partagé avec nous, avec la profondeur et la sensibilité qu’on lui connaît.

Sur la signification de ce recueil dans sa trajectoire personnelle, Domond Willington confie :

« Ce livre est une naissance. Mais une naissance intérieure, lucide, volontaire. Chaque poème est une trace de cette traversée personnelle que j’ai vécue. Il est le fruit de nuits d’attente, de questionnements silencieux, de blessures et de lumières. Je n’ai pas écrit pour plaire ni pour choquer, j’ai écrit pour dire ce qui m’habite, pour réveiller quelque chose chez l’autre… chez nous. »

Puis, avec une intensité rare, il ajoute :

« Le paradoxe de la naissance, c’est qu’elle se répète à l’infini. Il faut naître chaque jour à soi-même. Choisir la vie, choisir la liberté, même quand le monde pousse à l’abandon. Ce livre, c’est mon choix de vie. »

À propos de l’évolution du titre, notamment le passage de Naissance des Illusions à À l’aube d’une nouvelle ère, il précise :

« J’aimais beaucoup l’idée de Naissance des Illusions. D’ailleurs, cette version incomplète a été finaliste du Prix Jean Métellus. Mais ce n’était qu’une étape. À mesure que j’ajoutais de nouveaux textes, que je relisais les premiers, je comprenais que je ne voulais pas simplement exposer l’illusion, mais proposer une voie vers autre chose. Une lumière. Un passage. Ce livre n’est pas une dénonciation. C’est un départ. Une aube. »

Un héritier de la poésie engagée et cosmique

À l’instar de René Depestre, Frankétienne ou Aimé Césaire, Domond Willington inscrit son œuvre dans la grande tradition des poètes qui voient dans la parole un pouvoir, une responsabilité, une flamme. Mais il y ajoute une dimension ésotérique, presque alchimique, où la poésie devient magie opérative, outil de transformation du monde intérieur.

Dans une époque troublée, où les illusions dominent et les repères vacillent, À l’aube d’une nouvelle ère nous rappelle qu’il est encore possible de choisir : choisir la vie, choisir la liberté, choisir la lumière.

Ce livre est un rituel. Ce livre est un miroir. Ce livre est un passage.

Le rendez-vous est pris pour le 4 avril 2025.
Que vous soyez poète, chercheur de vérité, amoureux des mots ou simple âme en quête, ce livre est fait pour vous.

Franchissez la porte. L’ère nouvelle commence.
Jean-Pierre Styve/Fouye Rasin Nou(FRN)

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